L'école d'Elladat et sa cité Kalinach
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L'école d'Elladat et sa cité Kalinach

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 Errant comme un chien sans maître... [Émeraude]

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Sanosaki Tjideh
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MessageSujet: Errant comme un chien sans maître... [Émeraude]   Ven 11 Sep - 15:31

Errer. C’était sans aucun doute le passe-temps préféré de Sanosaki. Pas par choix, cependant. Comme pour la majorité de ce qui avait meublé son existence jusqu’à ce jour. En cette matinée plutôt grise, ses sentiments ne pouvaient que ressembler au ciel. Il venait tout juste d’arriver, et après tout ce temps de voyage sans but, il n’aspirait qu’à une chose : s’installer, au moins pour un moment. Au moins le temps de se remettre des pertes récentes auxquelles il avait fait face. Debout, immobile sur le bord de la petite rue, ses mains ayant disparu dans des poches quelque part sur son manteau, il ne manquait pas d’attirer l’attention. Habillé de blanc ou de noir, on remarquait toujours autant sa pâleur. Les gens passaient devant lui et le fixaient d’un étrange regard, certains s’éloignant un peu tout en chuchotant avec le voisin. Le regard figé, fixant le vide, il semblait à des lieues, comme s’il avait soudainement eu une vision troublante. Sa respiration était si faible, son regard si vide, si opaque, qu’on aurait pu le croire mort sur place, ou aux prises avec un syndrome catatonique. Et pourtant, il entendait tout ce qu’on disait.



Puis, soudainement, il sembla reprendre vie. Ses yeux dardèrent un regard autour de lui, sa main gauche s’extirpa de la poche de son manteau et ses doigts vinrent effleurer la chaîne argentée à laquelle était accroché le médaillon qu’il portait au cou. Elle se transporta ensuite jusqu’à son front, où elle essuya quelques gouttes de sueur.



*Il fait chaud ici…*



Lui qui avait été habitué à des froids draconiens était en pleine adaptation… Autre détail qui ne manquait pas d’attirer l’attention, puisque la plupart étaient depuis longtemps acclimatés. Beaucoup auraient pris ces gouttes d’eau salée pour un signe de nervosité… Comme s’il avait eu quelque chose à se reprocher, ou qu’il préparait quelque chose de malhonnête…



*Qu’est-ce que je fais ici, réellement?*



Il avait oublié ce qu’il était venu faire dans cette rue, quel genre de commerce il cherchait. S’il avait possédé une meilleure vision, peut-être aurait-il su où il se trouvait… Mais quand on a de la difficulté à distinguer ses propres traits en regardant son reflet dans le miroir, c’est plutôt difficile de savoir à quoi ressemble ce qui nous entoure. Néanmoins, il « ressentait » un peu ce que les gens pensaient en le regardant.



*J’ai l’air plus qu’étrange, à rester ici immobile… Je ferais mieux de bouger, j’attirerai un peu moins l’attention…*



Il fit quelques pas, puis s’écarta brusquement vers la gauche pour éviter une collision frontale avec le coin du mur d’un bâtiment. Ses réflexes étaient la raison pour laquelle il était encore en vie, et sans blessures psysiques.

Cependant, il ne se sentait pas parfaitement bien. Sa peau démangeait à un point tel qu’il se serait gratté, mais cela signifiait des plaies, des plaies et encore des plaies… La mince couche de cellules ne résistait à rien… Il leva le regard vers le ciel, où son œil fonctionnel (bien que loin de l’être parfaitement) rencontra directement la lumière du jour. Il ne put retenir une exclamation de douleur, et complètement aveuglé, il fit quelques pas en titubant. Hors d’équilibre, sa main vint s’agripper à quelqu’un pour s’empêcher de tomber…
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Emeraude
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MessageSujet: Re: Errant comme un chien sans maître... [Émeraude]   Sam 12 Sep - 21:12

" Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiah "

... long étirement indiquant le levé tardif de la jeune fille. Cela faisait quelques jours déjà qu'Eme tardait dans l'auberge de Kalinach. Ses journées? Des matinées retardées, des soirées prolongées... entre, une reconnaissance des lieux. Comme tous, l'aubergiste avait en bien peu de temps oublié l'existence même d'Emeraude, ses fréquentations répétées à l'auberge, ses escapades juvéniles d'Elladat... tous. Ce qui cette fois ci ne fut guère à l'avantage de l'émeraude : elle dû payer ses nuits, malgré ses beaux sourires... Semblerait que l'aubergiste suive les conseils d'une "charmante Dame"... Qui d'autre que Lyre de Vertus pour avoir des idées pareils !! En parlant d'elle, il faudrait bien qu'un jour Eme lui rende visite. Étrange puisque au bon souvenir d'enfant, jamais la directrice d'Elladat n'avait su se faire apprécier de son élève... Veillant, la jeune fille c'était imaginée des scénarios biscornus pour expliquer sa présence ici. Tellement, qu'elle émis l'hypothèse que Lyre de Vertus, par cet élément qu'elle partagées, l'avait appelé. Pourquoi? Elle n'avait nullement l'envi d'enseigner, d'être employée à une quelconque tâche, d'être asservie, ni même de se mêler des aventures attendrissantes de ce qu'elle appelait "le duo de têtes brûlées". Restait se joindre à la garde... certes, Emeraude connaissait les pratiques religieuses de tous ces fanatiques... mais qu'est ce que cela l'ennuyait...

Eme se leva de ses draps à regret. Le sourire de la jeune fille eu pour gain le lit le plus mœlleux du bâtiment. Spontanément, elle enfila sa tenue sans même prendre le temps de se sécher de son bain... un léger fil de vent se chargera de l'affaire. En sandales, elle descendit d'un pas rapide les marches qui la séparaient de la porte d'entrée, en disant au passage :
"Je l'aime vraiment !"
Sur, l'aubergiste y compris le retour nocturne de la donzelle.

Ainsi, Emeraude s'évada une fois encore dans les rues de la cité. Une belle lumière transperçait le peu de nuage osant se démasquer. Combien de temps resterai t-elle encore... elle ne le savait, alors autant profiter de chaque instant. De son murmure insonore, elle chantonna un petit air volé à ses rêves, ne manquant pas de chaparder les moindres petits détails l'entourant, le boulanger vendant son pain, le poissonnier au ventre bedonnant, l'orfèvre aux mains baguées, l'enfant guidant son cerceau à travers la foule, l'affluence devant l'armurerie, le vide devant l'apothicaire. Fermé peut être.... Un pommier au milieu de la place... le vent qui lui offrit cette pomme. Pomme qu'elle dégustera lorsque son ventre grommellera.

C'était vers l'école que les pas de la jeune fille la menaient. Il était clair que Lyre saurait dans peu de temps la présence de "l'élève passée" dans l'enceinte... si ce n'était déjà le cas. Dans cette première éventualité... qu'elle bonne surprise elle allait avoir... dans la seconde... qu'elle déception aurait Emeraude... Cheminant, elle lançait au rythme de ses pas, sa pomme, d'une main à l'autre. Un vieillard à mirant le temps lui souriait. Elle répondit d'un hochement de tête quand ...
l'inconnu qui l'a croisa à cet instant précis s'agrippa à la main éreintée d'Emeraude, d'une force presque malveillante... ou bien incontrôlée! C'est vrai après tout... Emeraude n'avait pas encore cherché les ennuis... pourquoi ceux ci devraient ils venir à elle sans même ne leur demander ! Un hoquet traduisit sa surprise. Non, les passants qui lui serraient la main c'était déjà rare, alors ceux qui en plus de lui serrer la main, ne l'a regardaient même pas, encore plus ! Mais elle, l'avait vu. De plus loin, certes, puisque à l'accrochage, Emeraude ne s'occupait même plus de lui. Il lui était apparu d'un clair ivoire, grand et vêtu d‘un lourd manteau hivernal à coût sur... Eme ne s'était point intéressé au regard grisâtre de l'être... "pas un humain" s'était elle dit. C'était tout. Tout ce qui avait percé l'oeil d'Emeraude.
Emeraude retourna brutalement dans le seul but de se dégager aussi neutralement que lui dictait sa conduite... dégagement aidé par un filet de vent, sec, qui sépara les deux mains. La pomme avait roulé, La marche d‘Emeraude était interrompue. Décidément, jamais elle n‘irai à la rencontre de Lyre de Vertus ! Elle observa de nouveau l‘étrangeté sculptée devant elle dans le seul but de comprendre. De longs cheveux tressés paraient un visage délaissé par les émotions. Rien. Rien ne s’affichait dans ce regard qui ne la fixait même pas . Rien. Un instant, mais rien. Alors elle l’aborda, fulminant mais calme, le toisant par son regard perçant :

Non mais pour qui vous prenez vous? dit elle dans un léger souffle, d'une voix presque silencieuse.

Je ne pense pas avoir de courte mémoire , mais je ne pense pas vous connaître non plus !
Pour se présenter, l'individu quelque peu civilisé commence par prendre parole de manière polie avec un « Bonjour » , ou « J’espère que vous passez une agréable journée » ou un quelque chose du genre !!


Aucune réponse... un calme énervant s’arrogeait la scène.
Emeraude leva les mains au ciel, s’avançant pour ramasser sa pomme, laissant déjà de côté l’individu pour le moins impoli. Mais un petit picotement la réfraîna... sa main saignait... un peu... et voilà ! Pourvu que ce ne fut qu’une simple griffure !

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Sanosaki Tjideh
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MessageSujet: Re: Errant comme un chien sans maître... [Émeraude]   Ven 18 Sep - 15:06

Sanosaki ne voyait absolument rien, mais il entendit un hoquet de surprise lui signifiant que la personne qu’il avait agrippée au passage avait été fort surprise… Oui, surprise… C’était une femme…



Elle se dégagea brusquement, mais maintenant, ça allait un peu mieux. Certes, son œil lui brûlait encore et la douleur était presque insupportable, mais il avait appris à en faire fi lorsque c’était possible. Il plaqua sa main contre son œil tout en se redressant. Elle n’était pas de bonne humeur, il s’en doutait. Il n’avait absolument aucune idée d’où elle se trouvait, et ce fut la voix qui le guida. Il n’avait pratiquement rien compris de ce qu’elle avait dit.


Excusez-moi, ça n’avait rien de volontaire…





Des excuses plus que maladroites… Le jeune homme n’avait jamais eu le tour avec les gens… Et encore moins avec la gent féminine lorsqu’elle était en colère… Il se risqua à ôter sa main de sur son œil, puisqu’il recommençait tranquillement à voir quelque chose.

La lumière n’aida en rien, et il se résolut à utiliser son maigre pouvoir de régénération afin de voir un peu mieux.



Il distinguait de nouveau ce qui se trouvait autour de lui. En fait, il voyait même mieux qu’avant.



*Il faudra que je fasse ça plus souvent, ça aide…*



Il distinguait deux yeux… Un regard perçant qui se voulait…il ne savait pas trop comment… Cependant, il y répondit, sans même y songer, en fronçant les sourcils comme s’il s’interrogeait sur la raison de se regard perçant. Ses deux iris miroitants ne semblaient qu’indifférents, et son ton laissait paraître son irritation. Il détestait qu’on s’adresse à lui de cette façon. Il lâcha un soupir colérique et ses doigts se crispèrent, mais il demeura immobile.


Ah… Vous auriez peut-être préféré un salut plus poli? Dans ce cas, bonjour…





Son odorat assez fin capta une odeur qu’il reconnaissait vaguement, même si elle était légèrement différente. L’odeur du sang. Et juste comme elle s’en rendait compte, lui dardait un regard sur sa main où s’écoulaient quelques gouttes de sang…



*J’ai faim…*



Son imagination lui jouait parfois des tours, il lui était déjà arrivé de voir des passants comme des morceaux de viande extrêmement appétissants… Il était vrai que les siens n’avaient pratiquement aucun principe moral…même pour la…nourriture… Mais il n’était pas comme les « siens », il n’avait jamais vraiment été des leurs… Il devint soudainement plutôt attentionné, comme si en quelques secondes, son irritation s’était volatilisée.



Vous saignez, mademoiselle, et j’ai bien peur que ce soit ma faute. Aussi, je puis peut-être me rendre utile pour soigner cette blessure — rien de sérieux, mais il vaudrait mieux faire attention — puisque cela, je suppose fait partie de mes nouvelles…fonctions…



Il semblait à moitié irrité, mais une autre partie de lui avait appris à se soucier des autres, surtout lorsque ce qu’il leur arrivait était sa faute.

*Tant qu’elle ne se démontre pas trop capricieuse… Comme si je n’avais que ça à faire, moi… En fait, je n’ai pas grand chose à faire, mais bon, tout de même…*
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Emeraude
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MessageSujet: Re: Errant comme un chien sans maître... [Émeraude]   Ven 25 Sep - 17:39

L'allée légèrement bondée avait fait rouler sa pomme jusqu'aux caniveaux. Ramassant sa pomme, elle jeta un regard rapide à l'anonyme qui lui faisait dos. Sa main était comme plaquée sur son visage. Il ne répondait pas. C'était il lui aussi blessé? Comme guidé par la voie féminine, il se retourna, sans ôter sa main.

" Excusez moi, ce n'était pas volontaire".

Emeraude se redressa extrêmement droite. Les chevilles côte à côte se déplièrent, les jambes s'allongèrent, les cuisses soutinrent la posture longiligne de la petite humaine. Seul le silence royal de la silhouette daigna répondre à ces propos. Malhabiles étaient ces propos. Mais en cet instant, Emeraude pût associer au visage sa voix. Il n'y avait véritablement dans l'intonation aucune présence, aucune attention, aucune humanité.
L'inconnu baissa sa main. Emeraude le fixa. Un regard posé dont la nuance se voulait colère fuyait de la prunelle féminine.
Ce corps élancé blanchâtre était comme planté devant elle. Un dialogue oculaire sembla s'installer entre les deux individus. Un dialogue, ou plutôt un combat entre les pupilles verdoyantes, douces et sévères à la fois, face au bleu métallique, totalement absent.

Dans ce calme apparent siffla comme un souffle d'agacement, d'irritation.

"Ah... vous auriez peut être préféré un salut plus poli? Dans ce cas, bonjour ..."

Emeraude ne chercha même pas à répondre à son interlocuteur. Elle lui tourna le dos avec un haussement d'épaules désabusée. L'assonance agressive de l'accosteur l’exhiba comme dénué d’intérêt.
Laissant derrière elle sa provocation, elle porta son regard sur sa main estropiée, levée à sa poitrine. Fruste et insignifiant. Voilà ce qu’était l’être posté à son dos.

« Vous saignez (...) »

Emeraude s’arrêta. Surprise. De nouveau, elle lui porta un regard. Un regard bref traduisant son état.
Ses lèvres articulèrent sa stupéfaction, alors que sa voix porta son courroux.

« Occupez vous de ce qui vous regarde... »

Ses mots étaient froids. Tout autant que son regard naissant.
Sa main n’avez pas bougé, toujours postée devant sa poitrine. Le sang affluait comme rouvrant sa plaie passée. L’adulte encore jeune lâcha sa pomme qui de nouveau roula... jusqu’à « l’autre ». Tous deux étaient comme seuls sur la voie.
Elle ne souhaitait qu’une chose : passer à autre chose, sans s‘interroger plus sur l‘identité de l‘inconnu. Mais... « Nouvelles fonctions » ... qui était il?



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Sanosaki Tjideh
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MessageSujet: Re: Errant comme un chien sans maître... [Émeraude]   Dim 27 Sep - 4:30

Il se voulait aimable, et il recevait une réponse froide, et on lui tournait le dos avec un simple hochement d’épaules. Il soupira longuement, las.



*Pourquoi est-ce que les femmes sont aussi compliquées à comprendre? Après ça, vous venez vous plaindre que vous ne savez pas comment interpréter les comportements des hommes… Nous, mais vous êtes-vous regardées?*



Sans s’en rendre compte, il murmura la dernière phrase, les dents serrées, mais néanmoins assez fort pour que les mots soient audibles.



Néanmoins, il vit que le sang ne cessait de couler, et il ne voulait pas rester là et ne rien faire. Peu importe ce qu’elle lui disait, peu importe ce qu’elle lui répondrait. Au moins, on ne pourrait pas lui reprocher de n’avoir rien essayé.



Sa main droite disparut à l’intérieur de la manche de son manteau, et en ressortit avec quelques herbes, qu’il écrasa simplement en les pressant dans sa paume. Son autre bras partit à son tour à la recherche d’un minuscule contenant d’eau, qu’il ouvrit en un rien de temps. Il y laissa tomber la poudre d’herbes, referma le capuchon, puis agita pendant quelques instants avant de l’enlever, et de le tendre à la jeune femme devant lui.



« Tenez. Ça devrait aider à coaguler. Et, pour votre information, ça me regarde, ce qui vous arrive. C’est ma faute, je tiens à vous le rappeler… »



Il n’avait jamais eu peur d’affronter le courroux des gens, lui qui avait déjà été assigné à des tâches… sanglantes, avait appris à faire fi de presque tout ce qui s’opposait à ce qu’il voulait, ou ce qu’il voulait faire.



Et, ayant été bien élevé, il tentait le mieux possible de bien se comporter avec les dames, peu importe leur âge. En règle générale, il n’y avait absolument aucun problème, mais lorsqu’on le courrouçait, c’était une autre histoire… Tout dépendant des fois… Et de son humeur avant que les choses ne se produisent…



Une pomme roula jusqu’à ses pieds. Il s’accroupit puis la ramassa, la fixant comme s’il ignorait de quoi il s’agissait...
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MessageSujet: Re: Errant comme un chien sans maître... [Émeraude]   Dim 27 Sep - 22:21

Emeraude n'aimait absolument pas être traitée telle une identité semblable à d'autre. L'unicité était un des biens être de la donzelle. Aux propos lancés dans le vent, Emeraude répondit d'un grincement de dents. Celui ci commençait vraiment à l'ennuyer. Que voulait il finalement ?

La jeune fille n'était guère une personne agressive... enfin... pas lorsque l'objet la concernait. Excepté sur certains points. L'irrespect, l'impolitesse l'agaçait réellement... et plus encore.

Avant que celle ci n'ai pu dire quoique ce soit, l'étrangéité changea soudainement de personnalité. Il devînt plus calme, plus disposé à discuter, plus attentionné. Par dessus son épaule, arrêtée nette dans son pas, elle l'observa une fois encore.

Il fourra ses mains dans son épais manteau pour en sortir une fiole qu'il vida, puis des herbes... la vue d'Emeraude ne pouvait pas la tromper. Son vieil Hermite utilisait la même aux soins divers de l'enfant qu'il avait connu... d'Emeraude. Celle ci avait d'ailleurs toujours dans ses affaires deux ou trois fioles "au cas où". Etait ce réellement la même mixture?

L'inconnu vînt confirmer son idée. "Pour aider à coaguler".
Emeraude ne dit mot. Guidée par son instinct, elle se tourna de nouveau vers la mixture qu'il lui tendait. Qui était il? Emeraude n'avait reçu qu'une culture biologiste, mais n'avait jamais eu le don de maîtriser cet divinité qu'était la nature. L'avait il?

A l'instant où il se pencha pour ramasser la pomme qu'elle avait délaissé, un sentiment de curiosité naquit chez la fillette... elle se retourna de tout son corps pour enfin lui répondre. Que cherchait il?

" Cela ne vous regarde pas... C'est à moi dans juger, et non à vous. "

A ces propos, les yeux de la jeune femme se posèrent rapidement sur les mains de l'individu. Elle aurait sûrement parié avoir été griffée lors du choc. Mais aucun signe de serres, ou même d'ongles.
Elle lâcha sa main, cherchant dans le fond de son unique poche un linge afin d'étancher la plaie.

Sans prendre le remède imposé, elle pencha légèrement sa tête de côté. Qui était il? Un être de race méconnue, à allure fébrile, a priori méprisable, a fortiori peut être passable...

"Qui êtes vous?"

articula t-elle en sortant sa main de sa poche, vide.

"Que cherchez vous?"

enchaîna t-elle en fourrant ses mains dans ses longs cheveux parés d'un fin foulard.

"Où allez vous? "

acheva t-elle en dénouant son foulard de ses cheveux tombant pour l'apposer contre sa main. Elle ne voulait en aucun cas accepter la solution d'un inconnu.

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Sanosaki Tjideh
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MessageSujet: Re: Errant comme un chien sans maître... [Émeraude]   Jeu 1 Oct - 15:02

Elle le fixait attentivement depuis un moment, semblait-il, et visiblement courroucée par ce qu'il avait dit.



Mais qu’y avait-il de si exceptionnel dans le fait de savoir préparer des remèdes à base d’herbes médicinales? Ça lui était toujours venu tout naturellement, depuis son plus jeune âge…



Mais il semblait qu’elle n’en voulait pas, puisqu’elle se mit à fouiller ses poches, avant de dénouer le ruban qu’elle avait dans ses cheveux. Trois questions fusèrent alors qu’elle s’exécutait.



Qui était-il? Que cherchait-il? Où allait-il? Là étaient trois questions qu’il trouvait fort pertinentes…



« Je vais commencer par répondre à la dernière question. Où vais-je? Nulle part pour le moment. Je demeure ici depuis peu, j’ai une boutique un peu plus loin sur cette rue… Elle est bien entendu déserte pour le moment, mais bon… Voilà qui commence à répondre à une autre question… »



Un son attira son attention, et il détourna rapidement la tête, humant l’air, fixant attentivement les alentours, alors que ses mains se tendirent, comme le reste de son corps. Ses ongles s’allongèrent, et devinrent plus pointus, dans sa main, la petite bouteille de verre éclata en morceaux tellement il la serra fort.



*Je ne dois pas perdre le contrôle… Même si l’un d’entre eux est là…*



Il s’efforça de demeurer calme et de ne rien laisser paraître, mais ses mains l’avaient trahi, de toute façon… Il se concentra sur les questions, même s’il aurait eu envie d’aller massacrer la personne dont il avait détecté la présence.



« Je me nomme Sanosaki Tjideh… Je viens tout juste d’arriver, et je travaille en tant qu’apothicaire… »



Il ferma les yeux et respira longuement, il devait relaxer, le vent commençait à tourbillonner autour de lui, et c’était plutôt mauvais signe.



« Quant à ce que je cherche, je crois que si votre blessure ne me regarde pas, alors je n’ai aucune raison de vous en faire part. »



Il avait toujours les yeux fermés, comme en méditation intense, et sa voix ne reflétait que le calme qu’il tentait d’imposer à tout son organisme.



« Ça ne me fait rien si vous ne voulez pas de mon aide. J’essaie seulement de me rendre utile… Mais, ceci dit, je ne tiens pas à ce qu’on se méprenne à mon sujet, aussi je ne souhaite pas le bonheur du monde entier. J’ai mes propres objectifs, et c’est la première chose qui compte à mes yeux, maintenant… Et si je dois éliminer ceux qui tentent de se mettre en travers de mon chemin, je le ferai, sans même hésiter… Surtout si ces personnes sont de la Garde… »

C’était un calme étrangement serein, presque trop serein qui se dégageait du jeune homme, et il parlait lentement, les yeux toujours fermés. Il rouvrit les yeux l'instant suivant, parfaitement calme. Les griffes avaient de nouveau disparu de sur ses mains.
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Emeraude
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MessageSujet: Re: Errant comme un chien sans maître... [Émeraude]   Jeu 1 Oct - 18:41

Ses trois questions connurent réponse sans attendre. Mais les réponses données déplaisaient à la jeune fille. Les réponses? Non pas exactement. La forme des réponses seulement, pas le fond.

Celui ci était donc l'apothicaire. Emeraude était passée devant sa boutique quelques instants avant. Encore un gus inintéressant songea t elle.

Mais ce qui l'intrigua plus, était ce comportement qu'il avait eu brutalement, comme en réponse d'un son voisin que seules de fines oreilles pouvaient percevoir. Coïncidence? Emeraude ne sût s'en percevoir. Celui ci avait tourné sa face à l'endroit même d'où provenait la nuissance. Nuissance, car fixé sur le personnage, Emeraude ne fût pas aveugle devant l'apparition au bout de ses doigts, des longues griffes "animales". Naturellement, Emeraude ferma sa main. Cette bousculade qualifiée d'involontaire l'était elle réellement? Elle ne se fichait plus d'ignorer la réponse.

Comme pour se calmer, un léger tourbillon vint caresser, rafraîchir le visage de la jeune adulte qui continuait vraiment à ne pas savoir qualifier autrement que par la négative l'individu.
« Quant à ce que je cherche, je crois que si votre blessure ne me regarde pas, alors je n’ai aucune raison de vous en faire part. »

Emeraude restait tout de même quelqu'un de poli. Seule raison pour laquelle elle ne lui répondit pas du "tac au tac" mais le laissa achever ses propos. Il continua. Emeraude ne s'en lassa, et ne prit intérêt que véritablement à la denomination de la Garde. Ainsi donc, pouvait on croire à une créature du Chaos. Oui, une créature. C'était ainsi qu'au meilleur des cas, Emeraude le percevait. Une créature qu'elle méconnaissait, mais griffante pour sur... ironiquement, elle pensa l'espace d'un bref instant à une féline d'Elladat...Passons. Elle prit parole :

" Vous n'avez pas totalement tord... je dirais même que vous avz entièrement raison... gardons nos distances, car, pour ma part, je considèrai regrettable d'être griffée une seconde fois. "

Oui, le prononcé était ironique. Mais se dégageait de la voix féminine un parfum de vérité capable de blesser presque involontairement un individu sympathique... ce qui, déduit la gonzelle, ne pourrait donc en aucun cas être ici.

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Sanosaki Tjideh
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MessageSujet: Re: Errant comme un chien sans maître... [Émeraude]   Dim 4 Oct - 3:44

Elle proposait de garder les distances, chose avec laquelle Sanosaki n’avait absolument aucun problème. Il eut un nouveau soupir, presque soulagé. Mais ce qu’il voyait dans ses yeux…



Il eut un sourire amusé. Même s’il ne se donnait pas vraiment la peine de lire dans les pensées des gens, il savait souvent en deviner la teneur, et cela l’amusait.



*Les humains sont des créatures si étranges… Mais ô combien amusantes à étudier…*



La jeune femme devant lui n’était pas la seule à avoir remarqué les griffes au bout de ses doigts, quelques passants les avaient aperçues aussi, et le fixaient depuis un bon moment, une expression presque terrifiée au visage. D’où son sourire presque satisfait.



« Très bien, dans ce cas, je m’en vais. Plus je serai loin de vous, moins il y aura de chances que quelque chose de très regrettable se produise… »



Il avait répondu d’un ton également très cynique et ironique, tout en repartant dans la direction opposée. Il fit quelques pas, et une idée lui traversa l’esprit lorsque ses yeux se posèrent sur une jeune femme un peu plus loin qui le regardait. Visiblement, elle n’avait rien vu de ce qui s’était passé, puisque son regard n’avait rien d’apeuré ou de dégoûté.



« Une minute. J’ai une question pour vous, fit-il tout en se retournant de nouveau. Vous pensez quoi en me regardant? Je veux dire, que pensez-vous de moi? Un monstre? Une créature? Un démon? Ou quoi que ce soit d’autre? »



Le sourire sur ses lèvres indiquait que la réponse ne changerait rien à ce qu’il serait ni à ce qu’il ferait par la suite.


« C’est par simple curiosité, ajouta-t-il d’un ton mielleux, mais j’aimerais obtenir une réponse sincère, si c’est possible… Et j’insiste, pas besoin de me ménager, la vérité est pour moi toujours bonne à entendre. »

Lorsqu'il prenait l'expression qu'il avait prise, Sanosaki ressemblait à un petit démon, et son visage prenait des allures félines, des allures de prédateurs...

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Le bien et le mal n'existent pas.
Ce ne sont que des jugements que les Hommes font des actions de leurs pairs.
Toutes les victoires, toutes les progressions se sont faites au détriment de quelque chose.
Tout ce qui aide certains finit par nuir à d'autres, que ce soit dans l'immédiat ou cent ans plus tard...
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Emeraude
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MessageSujet: Re: Errant comme un chien sans maître... [Émeraude]   Dim 4 Oct - 20:24

Emeraude n'avait plus rien à lui dire, il s'en allait sur des propos qu'elle considérait comme amateur.


« Plus je serai loin de vous, moins il y aura de chances que quelque chose de très regrettable se produise »


Un vantare... Emeraude appréciait l'individu de moins en moins... une bonne leçon... c'est ce que le souffle qui fouettait le regard de la jeune fille réclamait à lui donner. Mais bientôt, il ne serait que souvenir, et la gonzelle, ex-élève d'Elladat, lui donnerait trop d'honneur à lui répondre.
Il s'en allait. L'affluence séparait présentement leurs propos passés. Mais elle l'observait toujours du creux de l'oeil. L'éternité ne dura qu'un bref moment. Il se retourna. Emeraude soupirait. Elle lui tourna le dos pour l'incitait à partir, mais il la héla.


« Une minute. J’ai une question pour vous, fit-il tout en se retournant de nouveau. Vous pensez quoi en me regardant? Je veux dire, que pensez-vous de moi? Un monstre? Une créature? Un démon? Ou quoi que ce soit d’autre? »

Ironiquement, elle songea : « c'est pas vrai !! quel pot de col !! Il est amoureux ou quoi? Huum » Mais ceci, évidemment qu'elle ne faisait que dans plaisanter. Et évidemment, seule ! Heureusement même ! Elle se retourna de nouveau vers son accosteur, souriante de ses stupidités. Ce dernier avait de nouveau réduit la distance entre les deux corps afin de mieux discuter.

- « décidément, vous me surprenez. Je croyais que vous pleuriez sur ma santé et le danger que vous représentez pour moi. Je croyais que pour mon bien être, il serait préférable que vous vous éloigniez. Honnêtement me voulez vous du mal? Dîtes le moi ! que je puisse courir un peu ! Ce sera plus amusant je crois pour vous? »

L'ironie d'Emeraude s'accompagnait d'une douce voie plaintive... Sûre, elle aurait fait une excellente actrice au théâtre d'une ancienne prof de passage à Elladat. Sûre, il ne fallait pas croire tout ce quelle disait.
Elle enchaîna.
- « Vous voulez savoir ce que je pense de vous? » Les yeux au ciel avec un sifflement... « la liste va être longue... alors . .. »

elle s'assit en tailleur en plein milieu de la voie. Puis le regarda... il ne bougeait pas.

- « Asseyez vous ! Vous paraîtrez moins seul au milieu de la foule ! Quoique vous me direz... l'habitude, ça se travail ! »

Puis, comme elle venait de le dire, assise elle les énuméra sur le bout de ses doigts.

" Votre description est toute faite : Grande à allure froide, inintéressant, étrange, impoli, malhabile, indélicat, absent, frustre, insignifiant, surprenant, ennuyeux ... comme je suis particulièrement de bonne humeur, j'ai estimé que le terme créature vous habillez parfaitement. Au passage, je rajoute : du chaos, puisque vous méprisez la garde. J'ai qu'en même pensé un bref instant que vous étiez savant... mais apparemment, en y regardant de plus prêt, apothicaire ne rime pas avec savant... je suis déçue ! Moi qui les aimais tant... et depuis peu, je sais aussi que vous êtes un vantard...

Son index vînt trôner sur sa fine bouge, ses lèvres délicates, pour accompagner sa voix paisible :

"je n'aime pas non plus votre arrogance... sachez aussi que je n'ai jamais eu besoin de votre autorisation pour dire ce que je pense. "

Puis elle posa ses mains sur ses genoux attendant une réaction.

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Sanosaki Tjideh
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MessageSujet: Re: Errant comme un chien sans maître... [Émeraude]   Mer 7 Oct - 15:23

Il ignora ce qu’elle dit en premier lieu, se contentant de Ses dernières paroles avaient exaspéré la demoiselle, ce qui plut à Sanosaki au plus haut point. Il réprima un sourire lorsqu’elle déclara que la liste allait être longue, après quoi elle s’assit en plein milieu de la rue. Elle l’invita par la suite à faire de même. Il refusa.



« Je ne crois pas que vous voudriez avoir à me relever… »



Il se tut, la laissant dire ce qu’elle voulait. Au fur et à mesure qu’elle énumérait, son sourire s’élargissait alors qu’il entendait ce qu’elle avait à dire. Il la laissa terminer, demeurant songeur pendant un moment.



« Hm, fit-il en hochant positivement la tête, j’aime bien. Impoli, étrange, absent, indélicat, surprenant et ennuyeux… Je retiendrai ça… Mais il n’y a qu’un point qui me dérange… Arrogant, d’accord, mais pas vantard… C’est une grosse méprise de votre part. Je ne suis personne, je l’assume et je n’essaie pas de faire croire aux autres que je suis meilleur que je ne le suis réellement, et croyez-moi, il est vrai que je suis nul, et inintéressant. Les Chaotiques… Je n’avais jamais songé à cette option… Vous me donnez de bonnes idées, vous savez? Créature… Mouais, on pourrait dire… Et un apothicaire n’est pas un savant, c’est un guérisseur, une personne qui sait utiliser les plantes et leurs propriétés afin de soigner les gens… Quoiqu’il peut aussi bien se servir de ses connaissances pour les tuer, mais ça c’est une autre histoire… »



Son estomac le torturait depuis un moment, et il dut se résigner à cesser d’ignorer ses plaintes. Sa main disparut de nouveau dans son manteau, et en ressortit avec un gros os en main. Voilà qu’il semblait encore plus animal qu’il ne l’était…



« Mais il y a des côtés pratique à ne pas être tout à fait humain, je vous l’affirme. »



Il donna un bon coup sur le bout le l’os, et une fêlure apparut. Il lâcha un soupir découragé.



« Pardonnez-moi, mais sinon je vais mourir de faim… Mais ça, je crois que ça ne vous dérangerait pas… »



Il engloba l’extrémité du morceau blanc de la paume de sa main, et referma cette dernière brusquement. L’os fut réduit en miettes à cet endroit, et les narines du jeune homme, si c’était ainsi qu’on pouvait le qualifier (homme), frémirent. Il regarda les miettes de calcium qu’il avait dans la main.



*Ça serait du gaspillage de jeter tout ça…*



Il versa le contenu de sa main dans sa bouche, et mâcha quelques fois avant d’avaler.

« Savoureux… Ah, et, en passant, si vous avez mépris le sens de mes paroles lorsque j’ai dit « La vérité est pour moi toujours bonne à entendre », eh bien sachez que je voulais simplement dire que ça ne me dérange pas le moindrement du monde de me faire dire que je suis un monstre, un être sans cœur, ou un menteur, ou n’importe quoi d’autre, je n’en ai pas grand chose à faire. Cependant, je trouve cela très édifiant que de savoir quelle est la vision que le commun des mortels a à mon sujet… Je ne voulais pas dire qu’il était impossible que l’on me trouve des défauts, et, très honnêtement, je vous aurais crue un peu dérangée si vous ne m’aviez pas décrit comme vous l’avez fait… »

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Emeraude
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MessageSujet: Re: Errant comme un chien sans maître... [Émeraude]   Mer 14 Oct - 9:54

Emeraude en était sur : moins elle verrait cet énergumen, mieux elle se porterait.
Il commentait, elle écoutait. Que du blabla insignifiant.

- Vous n'êtes pas vantard? Et moi je ne suis pas assise alors?
Dîtes ce qu'il vous plaira, mais je ne reviens pas sur mes propos. Vous êtes vantard, je n'en doute nullement. La simple preuve est que vous aimez qu'on vous énumère vos défauts... car on ne peut parler de qualiter, vous n'en tirez aucune satisfaction, et je ne peux croire que être mal vu, mal venu, et méprisable vous fait connaître des instants de purs délices. A votre place, cela m'indifferait, mais en aucun cas je ne pourrai m'en ravir. Indifférence qui n'est pas votre cas, puisque encore, vous sollicitez une énumération de votre personne.

Il mangeait tel un chien affamé. Il manquait cruellement de savoir vivre.
Elle ne se releva pas, mais au contraire, posa ses mains sur ses cuisses. En pleins milieu de la rue, les passants observaient cette scène étrange. Un vorace, debout, brisant l'os sorti de son lourd manteau, face à une jeune fille, assise, inconnue au bataillon, calme, qui paraissait moindre de ce qu'elle n'était.

Elle, ne mangeait que très peu, et n'avait en rien l'envi de se joindre au repas de l'inconnu posté devant elle. Le Chaos l'interressait? Bof, disons qu'il est toujours préférable de connaître ses ennemis... quoique véritablement, jamais Emeraude ne s'était rattachée à une cause.

Le sang continuait d'affluer sur le foulard. Mais Emeraude savait que cela ne durerait plus très longtemps, que son poignet ne tarderait à coaguler. Elle connaissait à merveille son corps.
Elle ne bougeait pas, elle patienta sur le repas de l'autre, toujours anonyme.

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Sanosaki Tjideh
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MessageSujet: Re: Errant comme un chien sans maître... [Émeraude]   Sam 17 Oct - 4:03

Les réactions du jeune homme ne pouvaient jamais être prévues. Aussi son expression se couvrit d’un nuage semblable à de la tristesse alors qu’il baissait les yeux et fixait ses mains.



« Je ne m’attendais pas à ce que vous compreniez mon point de vue… Il y a longtemps que j’ai cessé d’espérer que le monde comprenne ce que quelqu’un comme moi fait dans ce monde… Mais j’ai un rôle à jouer, moi aussi, même si ça peut sembler plus qu’anodin pour certains… »



Il se tut un moment, fixant au loin la femme qui le regardait presque sans cesse depuis déjà un bon moment. Elle s’était rapprochée. Puis, il darda un nouveau regard sur l’inconnue qu’il avait bousculée sans le vouloir un peu plus tôt. Ce qu’il semblait ignorer, c’était qu’un visage blanc comme l’ivoire encadré de cheveux rouge sang se trouvait à quelque distance derrière lui, les fixant haineusement depuis déjà un bon moment. Mais cela ne faisait que quelques minutes qu’elle s’était mise à découvert, et qu’on pouvait la voir.



« C’est quand le masque tombe que l’histoire devient la plus intéressante… »



On aurait dit qu’il était ailleurs, qu’il était perdu dans ses souvenirs, pendant l’espace d’un instant. Puis, il revint à la réalité, et eut un bref soupir, tout en reprenant un air cynique.



« D’après vous, qu’est-ce que les gens qui sont passés et qui m’ont vu manger l’os ont pensé? On n’a besoin que d’un seul mot pour tout résumer. Monstre. C’est ce qu’ils ont tous pensé, ça se voit, ça se sent, ça s’entend. À force de me le faire dire depuis dix-huit ans, je finis par commencer à y croire. Depuis ma naissance, la seule chose que j’inspire à la majorité des gens, y compris ceux de ma race, c’est le dégoût, ou la peur. J’avais finalement trouvé des gens qui me respectaient, non pas parce que je pouvais les tuer à n’importe quel moment, mais parce que, pour une fois, des gens avaient su m’apprécier. Ça doit vous sembler être une chose impossible. Je peux être aussi détestable que je peux être aimable et…distingué. Je ne tire aucun plaisir à me faire insulter, je n’en ai simplement rien à faire… »



Il se tut un instant, fixant la brunette plus loin devant lui. Elle s’était encore rapprochée, un sourire au visage. Une nouvelle bouffée de cette odeur qu’il détestait tant et qui avait envahi ses narines un peu plus tôt, arriva à son nez. Il ne put réprimer un grognement rauque alors que ses yeux, soudainement devenus noirs, lançaient un regard de tueur à la silhouette derrière lui, qui s’était elle aussi rapprochée. Cette dernière lui répondit par la pareille, mais elle était nettement moins impressionnante, et il ne broncha pas, insistant plutôt, plus tendu que jamais. Elle ne tardit pas à renoncer, et partit sans plus.



Lorsqu’elle fut hors de la portée de son odorat, il se détendit en un instant, revenant à son état normal.



« Ce que je m’apprêtais à dire avant que cette idiote ne décide de se pointer de nouveau — parce que oui, je la connais, pour mon plus grand malheur — c’est que j’ai accepté mon sort, j’ai accepté ce que je suis. Ça ne m’ennuie pas qu’on pense de moi que je n’ai rien d’humain, puisque c’est presque la vérité. Et si je vous ai questionnée, c’est que j’ai peut-être pensé pendant un instant que vous étiez différente, puisque apparemment seulement à moitié humaine, mais il me semble maintenant que c’était une grossière erreur de ma part, je m’en excuse. Vous conviendrez que ça arrive à tout le monde de se tromper. Ceci dit, je suis désolé encore une fois de vous avoir importunée de ma présence, puissiez vous passer une belle journée malgré ce qui vous est arrivé. Par ma faute. D’ailleurs votre poignet saigne toujours, mais ça, ça ne me concerne plus, j’ai bien compris. »



Il s’inclina tel un véritable gentleman, un geste qui semblait tout naturel, qui n’avait rien de forcé. Ce fut à ce moment que la brunette décida d’intervenir en sautant au cou du jeune homme.



« Je le savais! Sano! C’est toi! C’est vraiment toi! Le prince d’Imasu est encore en vie! »



Elle l’étreignit pendant quelques minutes, alors qu’il affichait un air… déboussolé. Puis elle le lâcha, et, souriant chaleureusement, se tourna vers l’autre jeune femme en lui tendant la main. Elle semblait sincère, spontanée et loin d’être timide.



« Je me nomme Ena. Ravie de vous rencontrer. »

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Emeraude
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MessageSujet: Re: Errant comme un chien sans maître... [Émeraude]   Mer 21 Oct - 15:12



Emeraude n'en revenait pas. Lui, aussi désagréable, à l'apparence intouchable, se confier quelque peu. « cela faisait longtemps qu'il espérait »... Mais, ces propos retrouvèrent vite la voie de « sa » raison : fourbe et suspecte.
« C’est quand le masque tombe que l’histoire devient la plus intéressante… »
Quel masque? devait il ne cesser de se cacher? L'interlocuteur fixa au loin une silhouette qu'Emeraude percevait à peine. Sa vue n'était pas aussi dévelloppée que son ouïe, et son odorat. Emeraude était dans une civilisation elfique comme l'aveugle dans une société humaine. Elle ne la percevait que peu, mais cela faisait longtemps déjà qu'elle avait ciblée l'individu. L'individu? Non, pas réellement. Pour commencer, Elles étaient plusieurs. Le nombre exacte? Plusieurs. Leur parfum charnelle efféminé n'avait rien de très mature... des jeunes filles. Emeraude connaissant les lieux, elle sut sans doute possible où elles se trouvaient. Les jeunes filles au parfum inhumain encadrées la créature... et Emeraude. Mais Emeraude n'était pas inquiète. Elle ne sentait pas ce parfum coutumier d'aggressivité connu à Elladat et Kalinach. Il y aurait tout de même peu de chance qu'Emeraude fasse connaissance encore une fois aujourd'hui d'étranges créatures.
Emeraude ne laissait rien paraître de ses pensée. La créature, elle si. Encore une fois. Il ne semblait pas inquiet, mais énervé, perdu dans un monde passé. Un instant seulement. Il reprit parole.


Emeraude sourcilla, sans se relever. Il se confier à une inconnue. Etrange personnage, difficilement cernable, difficilement acceptable. Un grognement rauque et bestial acheva ses propos. Les silhouettes se rapprochaient, ce qui ne semblait pas lui être d'agréable compagnie. Emeraude distingua face à elle, la « dame » , blanchâtre... tel son allocuteur. Un regard noir se lu sur son visage... son odeur avait nettement changé... et pourtant, restait inconnue... avant de s'estomper... elle partie.
Quant à l'autre, était ce une enfant? Emeraude ne se retourna pas. N'y prétait pas plus attention.


Il réitera parole. Se justifiant. Emeraude n'avait pas besoin de ces propos. Elle n'attendait ni n'espérait rien de personne. Mais... « seulement à moitié humaine... » La politesse d'Emeraude l'achevera... elle voulu le couper pour qu'il justifie ses propos, mais il enchaîna, ne laissant pas même à Emeraude le temps de placer un souffle de surprise. Mais son regard le questionnait. A quoi voyait il cela? Il avait frappé juste, il s'attendait surement à ce qu'elle réagisse... curieuse... trop peut être... elle se retint pour ne pas le laisser paraître... ce vilain défaut.


D'une oreille, elle suivit ses propos.


- « L'erreur est humaine... » elle le titillait... ce fût sa réponse réfléchie, et loin d'être stupide.
« quant à mon poignet, c'est un savant qu'il me faut, or, comme vous le dîtes, vous ne correspondez pas à cette description ».


Mais alors qu'il se retirai poliement, l'enfant passa devant Emeraude pour finir sa course au cou de l'inconnu.



« Je le savais! Sano! C’est toi! C’est vraiment toi! Le prince d’Imasu est encore en vie! »


Emeraude resta assise en tailleur, observant l'étreinte... en effet, certaines personnes aiment l'accosteur... Sano. Etrange comme prénom... ce qui en fait, va merveilleusement bien avec l'individu. Etrange. Et un Prince? Seule idée qui vint à l'esprit d'Emeraude : ne plus jamais le rencontrer. Tout deux ne vivaient pas dans le même monde.



« Je me nomme Ena. Ravie de vous rencontrer. »


L'enfant ne ressemblait apparemment en rien à l'individu « dévoilé ». Plus abordable, plus agréable. Emeraude ne voulait se dévoiler aussi facilement. Ravie ? pourquoi donc...


Elle se releva, se frotta quelque peu. Pencha sa tête légèrement à gauche. Puis répondit simplement à cette enfant, uniquement à elle, sans mirer « le Principe d'Imasu »... une contrée encore perdue...


- Bonjour Mademoiselle. Ravie dîtes vous ? Ce n'est apparemment pas l'avis de tous ici présent. Mais soyez en sur, ce n'est pas contre vous.


Emeraude lui sourie, et aussi poliment que ce Prince, elle la salua pour s'en retourner.

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Sanosaki Tjideh
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MessageSujet: Re: Errant comme un chien sans maître... [Émeraude]   Ven 23 Oct - 4:58

Sanosaki ne porta même pas attention à la réponse de l’inconnue. Il ronchonna plutôt entre ses dents, à l’adresse de la brunette alors qu’elle se retournait vers lui.



« Ça t’ennuierait d’arrêter pendant deux secondes de te servir de tes pouvoirs pour avoir l’air d’une gamine? »



Elle fit une moue et grimaça, mais acquiesça tout de même. En l’espace d’un claquement de doigts, la fillette avait fait place à une grande et suave femme dont l’épaisse chevelure noisette retombait en boucles harmonieuses sur ses épaules. Elle n’arborait plus le même teint pâle que le jeune homme, mais plutôt un hâle doré qui accentuait le contraste avec le jeune homme. Elle était humaine.



« Secundo, reprit-il, irrité, arrête de m’appeler le prince d’Imasu, je n’ai rien de noble, et il n’y a jamais eu de prince à Imasu.



–Mais c’était tout comme, répliqua-t-elle, amusée. Tu étais le plus distingué d’entre nous, et, comme tu paraissais en bien meilleure forme que maintenant, tu étais aussi le plus beau d’entre tous… »



Il ne put s’empêcher de rougir en un instant, ce qui ne fit qu’agrandir le sourire de la jeune femme.



« C’est juste dommage que tu détestes autant les femmes depuis ce qui s’est passé… Toutes ces émotions que tu refoules t’ont fait perdre cet éclat si particulier que tu avais…



–Et toi, t’es quoi, puisque j’arrive à te supporter?



–Les exceptions confirment la règle, fit-elle. Je suis une exception. »



Sanosaki suivait du regard celle qui lui était encore une inconnue, alors qu’elle repartait, ce qui rappela à Ena les salutations plutôt froides qu’elle lui avait faites avant de partir.



« Attendez! s’écria-t-elle. Vous êtes blessée… Laissez-moi au moins vous soigner… Ça ne prendra que quelques instants, et vous pourrez retourner à vos occupations tout de suite après. Ça vous éviterait d’avoir à aller chercher un savant en médecine, j’en suis une, et je possède des dons… »

Sanosaki aurait voulu partir, mais il connaissait bien la femme et sa langue qui ne savait jamais quand arrêter de parler. Il craignait au plus haut point qu’elle ne dévoile à une parfaite inconnue tous ses secrets. Il se résigna à rester, malgré son évident malaise. Il laissa échapper un soupir. Mais un mince sourire, un sourire sincère, qui n'avait rien de sarcastique ou de forcé, étira ses traits...

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Reck Caler

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MessageSujet: Re: Errant comme un chien sans maître... [Émeraude]   Ven 23 Oct - 21:12

Se promenant lentement dans les rues de la cité, mains dans les poches, capuchon couvrant sa tête et laissant son visage dans l'ombre, Reck était décidé à arpenter les moindres recoins de ce nouveau lieu ou il risquait de probablement rester pour y vivre plus ou moins longtemps. Il voulait se familiariser avec le monde, dans lequel il allait pour la première fois réellement s'investir : La vie sociale.
Pour dire vrai, cette nouvelle vie lui faisait peur... Mais peur de quoi exactement ? De l'attachement certainement... Peur de connaître des gens, peur de sympathiser avec certains d'entre eux, peur de se faire un "ami" ou même peur d'avoir éventuellement une attirance envers une femelle...
Beaucoup de questions à ce sujet lui tournaient
lourdement dans la tête, tout en marchant et examinant les ruelles, il pesait le "pour" et le "contre" de ce qu'exigerait son investissement.

C'est alors qu'il arriva, sans trop y faire attention, dans la rue principale. Le temps était plutôt gris mais cela ne déplaisait pas à notre vampire. Peu de soleil = plus de liberté!
Il avança, doucement.

*Manger à la même heure que tout le monde? Faisable...
Manger la même chose que tout le monde? Pas question que je mange de l'herbe appelée "salade!"*

Il regardait de haut en bas les quelques battisses qui se trouvaient à ses côtés, quand soudain, il aperçut au loin trois personnes qui l'intriguaient... Tout du moins, une personne parmi les trois l'intriguait. Un être étrange, son odeur n'avait pas vraiment celui du sang ce qui eut pour effet de faire frissonner Reck et lui faire serrer les dents.
Son visage toujours dans l'ombre, il observait la scène.
Une femme assise à même le sol, une jeune fille debout devant l'être étrange, et lui, qui selon notre vampire, devait être de sexe masculin.

Toujours en train de marcher, et cela dit, vers eux. Reck continuait d'observer.

*Être aimable? Bien sur. Être poli? Évidemment. Obéir aux personnes plus hautement gradé? Ça m'inquiète, je n'y arriverai pas...*

Il se sentait tout de même mal à l'aise sachant que les personnes tout autour de lui devaient se poser des questions telles que "Pourquoi met-il sa capuche? Il ne pleut pas!", "Pourquoi marche t-il si doucement?", " Quel drôle de démarche!", "A t-il une tête?". Toutes ces questions, il les sentaient dans leurs regards.

La jeune femme assise se releva alors. De loin, Reck put voir un bref signe de tête et quelques paroles échangées, puis, elle partit de son coté. Les deux autres personnes étaient là, sur place.
L'homme mystérieux attirait vraiment Reck, jamais il n'eut vu de personnes de ce genre. Il décida donc de s'asseoir, à quelques mètres d'eux, sur un banc posé au sol à coté d'un commerce.

*Dire bonjour? Je m'en passerai. Être à l'heure?... Je vais avoir du mal à me familiariser avec le nouveau moi décidément...*
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Emeraude
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MessageSujet: Re: Errant comme un chien sans maître... [Émeraude]   Sam 24 Oct - 11:44

Emeraude se retirait sans préter plus attention au couple formé par l'enfant devenue femme, et ce prince dont les louanges n'arrêtaient de tomber. Elle n'avait pas même prétait attention au bain de foule qui ne cessé d'augmenter, ou encore àl'enfant qui jouait avec son cerceau, ou à « l'Homme au chapeau » assis sur un banc voisin, ou au brasseur qui cherchait sa femme fourrée dans les bras d'un potentiel amant. Elle partait décidée. Elle partait... retenue.

Attendez!. Vous êtes blessée… Laissez-moi au moins vous soigner… Ça ne prendra que quelques instants, et vous pourrez retourner à vos occupations tout de suite après. Ça vous éviterait d’avoir à aller chercher un savant en médecine, j’en suis une, et je possède des dons… »



Emeraude ne pu retenir son sourire. Elle se retourna, neutre, l'air lacé. Elle faisait directement fasse à l'enfant devenue femme. Grande, plus qu'Emeraude. C'était une humaine... a priori. Mais pas n'importe qui, pour sur. Il n'est pas donné à tous de changer d'apparence. Elle était simplement jolie. De long cheveux, épais, bouclés, chatains tombaient gracieusement sur ses épaules, jusqu'à descendre le long de son dos. La blancheure de son visage s'était estompée.
Pourquoi chercher à ressembler au « Prince de nul part » dans de telles conditions ?


Emeraude n'avait pas de manteau pour fourrer sa main. Juste une tunique accompagnée d'un bas.


Fronçant un cil, plus par habitude que par agacement, elle dit

- Est ce une manie chez vous de vous mêler des affaires d'autrui?


Certes, Emeraude avait « réclamé » un savant... quel ennui. Le vous n'avez autre raisonnance que le désir de s'adresser à Sanosaki.

Sanosaki qui à l'instant paraissait tendu... mal à l'aise... et qui pourtant, doucement, très, souriait...



- Laissez mademoiselle, je vous remercie, j'ai en horreur les médecins. De plus, je ne suis guère votre patiente, et vous ne me connaissez nullement. Certes, vous êtes en droit de me dire qu'il n'a pas lieu de connaître votre patient pour soigner une simple coupure, qui je l'espère, ne va pas tarder à coaguler. Mais j'ai reçu ma propre éducation, et l'Ancien m'a initié à cette science qu'est la médecine. Je pense donc sans problème pouvoir trouver les plantes nécessaires à ma situation.


Emeraude n'avait le moins du monde, pas envi de « dépendre » d'un quelconque individu, ou même d'un savoir. Elle ne souhaitait devoir un quelque chose. Et elle ne souhaitait que cette « savante » ne s'attache à l'état de son sang, entretenu par ces plantes.

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Sanosaki Tjideh
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MessageSujet: Re: Errant comme un chien sans maître... [Émeraude]   Lun 26 Oct - 4:57

Il aurait pu deviner la réaction de l’inconnue qu’il avait bousculée un peu plus tôt. La femme, elle, semblait surprise de la réponse qui lui fut donnée.



« Mais--! Nous mêler des affaires d’autrui? Excusez-moi, on nous a simplement appris à aider les gens quand on le pouvait, j’ignorais que ça vous dérangeait à ce point… Et puis je ne soigne pas avec les plantes, j’utilise des pouvoirs de régénération… Et puis, pourquoi est-ce que…

– Laisse tomber, Ena. »



Sanosaki, qui était resté en retrait jusqu’à présent, s’avança et la retint d’une main sur l’épaule. La femme aux yeux dorés voulut protester. Le sourire avait disparu de ses lèvres.



« Sano!

– Pour une fois, Ena, ferme-la et laisse tomber. Ça ne servira à rien d’insister.

–Mais… »



Il lui lança un regard apparemment sans émotion, mais puisqu’elle avait appris à décoder son langage non-verbal, au fil des années, elle comprit qu’il avait déjà offert son aide… et elle comprit autre chose… Elle acquiesça silencieusement, puis jeta un dernier coup d’œil à l’étrangère.



« Cependant, j’aurais une question : vous parliez d’espérer que la blessure coagulera bientôt, je vois que ça saigne toujours, ça fait combien de temps depuis que vous êtes blessée? »



L’attention de Sanosaki fut attirée par un individu assis sur le banc à quelques mètres d’eux dont le visage était caché par une capuche. Mais c’était surtout l’odeur de sang qui s’en dégageait, une odeur qui lui était relativement familière. De plus, il se sentait observé, et l’arrivée de cet étrange personnage concordait avec le début de la sensation. Il allait sans plus l’aborder lorsque sa compagne lui saisit brusquement le poignet, et amena la main blanchâtre du jeune homme à quelques centimètres de son nez. Il la regarda, étonné, alors qu’elle sentait le bout de ses doigts. Elle les examina par la suite pendant un moment, puis, d’un vif mouvement, tenta de lui asséner une claque au visage. Il fut cependant plus rapide qu’elle et saisit fermement son poignet avant qu’elle ne puisse l’atteindre.



« Tu t’es battu avec un autre Sseinaar!

– Pas un. Quatre. Ce sont eux qui m’ont attaqué.

– T’es imbécile ou quoi? T’aurais pu te faire tuer!

– Tu es bien la première personne que ça aurait dérangé.

– Tu les as tués à mains nues!

– J’avais pas le choix! Ils étaient drôlement rapides, je n’avais pas le temps de brandir une arme. Arrête d’en faire toute une histoire chaque fois que je me bats, je n’ai plus neuf ans, je te rappelle. »



Il la lâcha, et se dirigea vers l’étrange personnage assis sur le banc.

« Qu’est-ce que vous faites dehors en plein jour? Je croyais que le soleil pouvait vous tuer… Quoique là, il n’y a pas vraiment de danger, mais ça c’est un détail… »

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Le bien et le mal n'existent pas.
Ce ne sont que des jugements que les Hommes font des actions de leurs pairs.
Toutes les victoires, toutes les progressions se sont faites au détriment de quelque chose.
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Emeraude
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MessageSujet: Re: Errant comme un chien sans maître... [Émeraude]   Mer 28 Oct - 17:35

Elle insista, il la retint. Telle était la scène.
Quand coagulerai je? Emeraude ne lisait pas l'avenir, mais telle un aveugle dans le noir, elle savait où elle allait. La femme désapointée ne répandait pas ces parfums communs à l'agacement. Non. Emeraude l'avait senti, elle était plus inquiète qu'énervée.
C'est pourquoi, alors que le Prince se tourna vers l'étranger observateur de la scène, Emeraude rie, doucement. Tellement que seule son interlocutrice pouvait espérait le voir... et encore, le vit elle ? Emeraude avait remarqué les sens développés de Sanosaki. Elle ne souhaitait qu'il ne l'entende. Sa présence commençait à l'étouffer. Alors, en regardant le sol pour casser le souffle de sa voix, légère, elle répondit simplement
- plus le temps passe, et plus je me rapproche de l'instant « t » ou mon sang coagulera.

Emeraude releva son regard, fixa l'enfant devenue femme.
[size=12]- Mon ancien m'appelle Emeraude. Ne prenez pas comme insulte mon refus, mais je suis apte à gérer les conséquences de ce choc, et à réparer la froideur de certains comportements... excusés... De plus, je ne sais si vous accorder confiance au point de laisser ne serait ce qu'une partie de mon corps sous votre contrôle, serait une sage décision. Il est toujours dangereux de se confier au premiers abords...[/size]

Emeraude la salua poliment,comme elle aurait du le faire plutôt, sans prêter la moindre attention au prince de « nul part »


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Bavard qui parle sans y être interrogé. "




 
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Reck Caler

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MessageSujet: Re: Errant comme un chien sans maître... [Émeraude]   Jeu 29 Oct - 15:22

Une scène très énigmatique mais également très distrayante faisait face à Reck. Il avait toujours le visage caché dans l'ombre et ses mains à l'intérieur de ses manches, reposaient sur ses genoux.
La jeune femme qui était précédemment assise sur le sol saignait... Quelle dure épreuve à supporter pour Reck... Il aimerait beaucoup lui venir en aide pour la vider de son sang ; au moins, elle ne saignerait plus! Qu'importe, il ferma les yeux, respirant à pleine narine cette fraiche odeur de sang glissant sur une peau on ne peut plus lisse...
Les yeux levés vers le ciel, toujours tête baissée néanmoins, il dégustait ce moment avec un grand plaisir. Sa bouche s'ouvrait petit à petit laissant apparaitre ses crocs. Un son de grognement très faible commençait même à sortir de sa bouche quand soudain, l'étrange personne qui avait attiré son attention l'interrompit.
Reck referma aussitôt la bouche, leva légèrement la tête vers l'inconnu et le regarda droit dans les yeux. Une mèche noire à reflets rouges cachait l'un des deux yeux de Reck.

"Qu'est ce que je fais ici?" Lui répondait-il.
"Je bronze..." Continua t-il avec un sourire en coin.
Après un bref moment de réflexion, il finit tout de même par donner une explication plus probable.
"Je visite, je ne connais pas ces lieux je viens d'arriver. Pourquoi cette question?"

Reck tenta de lire dans le regard de son interlocuteur, il ne voyait pas grand chose, il arrivait tout juste à deviner que cet individu avait l'air très solitaire et peu commode quand on lui cherchait des noises...
Le vampire se leva enfin de son banc, se mit bien en face de cet étranger et s'inclina.

"Je me nomme Reck Caler." Tournant son regard sur la jeune fille blessée.
"C'est votre amie?"
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Sanosaki Tjideh
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MessageSujet: Re: Errant comme un chien sans maître... [Émeraude]   Ven 30 Oct - 4:40

L’inconnue à moitié humaine se voulut rassurante, et les inquiétudes de la femme furent calmées. L’étrangère refusa également toute aide, bien poliment, cette fois. La consœur de Sanosaki répondit avec un sourire radieux.



« Tant mieux si vous vous connaissez bien. J’avais… peur que vous… peut-être… souffriez d’un problème de coagulation… Un peu comme Sano…

– Enaaaaa! lança-t-il, mécontent.Tu veux bien arrêter d’étaler ma vie privée devant n’importe qui?

– Si vous ne voulez pas de mon aide, c’est comme vous voulez, ça ne m’ennuie pas du tout, c’est vous qui choisissez. Mais si vous avez besoin de quoi que ce soit, n’hésitez pas. Ça me fera plaisir de vous aider. »



Le jeune homme n’écoutait même plus ce qui se passait derrière lui, même s’il lui sembla entendre un rire. Il décida de faire comme s’il n’avait rien entendu, et plutôt de focaliser son attention sur le mystérieux personnage qui observait depuis un moment. Le son d’un grognement très faible fit sursauter le Sseinaar, qui se mit aux aguets avant de réaliser que cela provenait de celui qui était assis juste devant lui. L’homme encapuchonné le regarda directement dans les yeux et lui répondit qu’il bronzait, avec un sourire en coin. Ce que déjà beaucoup de gens évitaient de faire. Une mèche de cheveux empêchait le jeune homme de voir le deuxième œil de son interlocuteur. Sanosaki allait répondre, lorsque l’inconnu continua.



"Je visite, je ne connais pas ces lieux je viens d'arriver. Pourquoi cette question?"



*Voilà qui me semble plus logique comme explication…*



Il ne détourna pas les yeux, même s’il trouvait exceptionnel qu’on le « défie » ainsi du regard. Il leva un sourcil, puis plissa légèrement les yeux.



« Je me demandais simplement si vous cherchiez à mourir en sortant au soleil en plein jour. Je n’ai jamais croisé des vôtres le jour levé… Ils ont bien trop peur du soleil… C’est pour ça que je demandais. Ça m’a surpris de vous voir dehors en plein jour… À moins que je trompe sur votre compte… »



Le vampire — oui, Sanosaki l’avait deviné, juste à l’odeur — se leva du banc et s’inclina en se présentant.



"Je me nomme Reck Caler."



Le jeune homme acquiesça silencieusement, tout en suivant le regard du personnage encapuchonné. Il fixait l’inconnue blessée.



"C'est votre amie?"



Il regarda l’étrangère s’éloigner pendant un petit moment, puis répondit.



« Non. À vrai dire, je ne la connais même pas vraiment. Je l’ai juste bousculée tout à l’heure par accident en regardant trop directement la lumière du jour. »



Il se tendit lorsqu’un bras au teint légèrement bronzé lui agrippa la taille, et que la femme aux yeux dorés surgit, souriante, et appuya la tête sur son épaule. Il roula les yeux et soupira. Il valait mieux l’ignorer.

« Vous venez d’arriver, vous aussi? Qu’est-ce qui vous a amené ici? »

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Emeraude
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MessageSujet: Re: Errant comme un chien sans maître... [Émeraude]   Sam 31 Oct - 11:30

Au râle de Sanosaki, à la réponse d'Ena, Emeraude souffla. Mais cette fois ci, son souffle n'était qu'ampli d'ironie.

- ahhh... vous savez, si tel était le cas, je me contenterai de ne pas le dire, car avoir un tel point commun avec notre prince, serait pour le moins insultant.



Peut être Sanosaki n'avait il pas entendu ce propos, mais Emeraude, en regardant la femme rejoindre Sanosaki et l'individu, sû qu'elle ne l'avait pas mal pris.

Emeraude, inconsciemment, plissa son regard pour s'intéresser plus amplement au « chaponeux » assis. Elle ne pu s'empêcher de tendre l'oreille... c'était dans sa nature, dans ses gènes « d'enfant mal éduqué » d'écouter aux portes. D'autant plus qu'il ne lui suffisait d'un rien pour... son ouïe seul était en tord. Non. Non elle ne se mêlerai pas de la conversation. Et puis, Emeraude avait très mauvais souvenir avec les Vampires d'Elladat... d'autant plus que celui ci n'avait pas dû soigner son haleine depuis sa dernière victime... (^^) .

Elle avait enfin l'occasion de se retirer. Et cette occasion, elle allait la saisir. Elle avait enfin l'occasion d'accomplir ce pourquoi elle marchait dans cette rue : aller se représenter à Lyre de Vertus, avant que quelqu'un d'autre ne lui dise que « l'insolante gamine d'Elladat » revenait. Mais avant cela, il fallait soigner sa plaie. Emeraude n'avait pas pris soins de garder une fiole avec elle. Retourner à l'auberge ? Décidément, elle ne ferai rien de sa journée ! Mais Sanosaki lui en avait laissé une... qu'il n'avait pas repris, sur le bord de rue. Elle s'en saisie, et se retira.

Un peu plus loin, Emeraude savait qu'une fontaine brassait l'air. Une centaine de pieds...un peu plus. Son élément le lui soufflait cette agitation. Elle regarda encore une fois Sano et la femme à la tête posée sur l'épaule de ce dernier. Un instant, elle se dit : « quels étranges personnages... quel couple étrange ». Et elle se retourna à la fontaine.



Son pas été posé. Calme. Elle n'était plus à distance de regard humain. Mais Sanosaki n'était pas Humain. Elle pensait néanmoins qu'elle était or de portée de son regard, quand elle dénoua son poignée. La plaie s'était calmée. Indolore était cette partie charnelle. L'Homme savant disait que le sens le plus sensible était le touché... Quel mensonge pour Emeraude. Elle songea à Sanosaki. Etait il hémophile? ennuyeux alors était de traîner avec un vampire !

Elle s'assit sur le rebord de la fontaine, l'eau nettoya la griffe... Emeraude se surprit à voir la profondeur de celle ci. Elle ne l'avait pas senti. Seule la chaleur de son sang l'avait averti, l'avait piquoté. Elle regarda la mixture de Sanosaki... de l'Aigre-moine surement accompagné d'une feuille de Bourse-pasteur. Antihémorragie et baissant la tension artérielle. C'était ce que lui avait appris son ancien. Ce n'était pas le mélange coutumier qu'Emeraude prenait, mais sans doute, cela conviendrait à son accrochage. Elle trampa son vêtement, sous foulard. L'eau se teinta quelque peu sous ses yeux. Elle l'essora après l'avoir frotté. Puis, pris le temps de verser la solution sur sa main assagie.

Elle s'en voulue de ne pas avoir, à cet instant, la vue de sa mère. Elle s'interrogée sur le devenir de ses interlocuteurs. Regardait de temps à autre comme vérifiant la portée de son regard. Mais la foule grandissante le stoppait net. Elle se posa. Pris son temps pour réfléchir et faire un topo sur cet étranger que restait Sanosaki. Elle s'alongea sur le rebord de la fontaine. Le soleil tapait fort. Trop fort. Un léger vent se leva pour l'Humaine au yeux d'émeraude, juste à côté d'elle. Yeux fermés, bras croisés sous son cou, elle n'avait que faire des regards des gens.

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Sanosaki Tjideh
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MessageSujet: Re: Errant comme un chien sans maître... [Émeraude]   Lun 9 Nov - 5:01

Sanosaki n’avait pas vu la jeune fille partir. Il l’avait entendue. Il l’avait sentie. Tout comme il sentait le mystérieux individu, tout comme il sentait le parfum de la femme dont la tête reposait sur son épaule. Une odeur qui, au goût des narines du jeune homme, était un peu trop prononcée, même si elle ne lui déplaisait pas tant que ça, au fond. Ena releva légèrement la tête et lui murmura à l’oreille.



« C’était une de tes fioles, sur le bord de la route? »



Il ne lui accorda même pas un regard, il attendait, il guettait uniquement une réaction de la part de l’individu devant lui. Cependant, il répondit d’un simple mouvement de tête.



« Eh bien elle l’a prise et elle est partie avec. Et je doute que ce soit pour aller la vendre à qui que ce soit. »



Elle resserra son étreinte, un malicieux sourire aux lèvres. Il ferma les yeux et fronça les sourcils de mécontentement, mais il ne protesta pas.



« Et alors?

– Comment ça, « Et alors »?

– Elle fera bien ce qu’elle veut avec. Si j’avais tenu à la garder, cette fiole, je l’aurais remise dans ma poche de manteau.

– Pour quelqu’un qui, selon ce que j’ai pu comprendre, ne voulait pas de ton aide, elle a finalement décidé d’utiliser quelque chose que tu avais fait… »



Sanosaki, n’ayant toujours pas obtenu de réponse de la part du vampire, se pencha pour lui voir les yeux, curieux de savoir à quoi ressemblait le visage caché sous la capuche. La femme au teint doré le relâcha, et se retourna vers la fontaine qui se trouvait un peu plus loin. Un instant plus tard, elle tira la manche du manteau noir du jeune homme.



« Quoi encore?

– Je ne sais pas ce qu’il y a là-bas, mais ça a l’air d’attirer beaucoup d’attention… N’es-tu pas un peu curieux?

– Bof… Je verrai ça plus tard. J’attends encore une réponse à ma question. »



Il se tourna néanmoins pour tenter de voir la fontaine. Il n’arrivait même pas à en distinguer la forme parmi les silhouettes floues, trop éloignées pour qu’il puisse apercevoir quoi que ce soit. Il empoigna sa consœur, et la souleva aisément au-dessus de ses épaules.



« Qu’est-ce que tu vois? »



Les manches du lourd manteau noir glissèrent, révélant la panoplie de cicatrices que le jeune homme aux yeux bleu métallique avait aux poignets.



« Je vois la fille de tantôt qui s’est allongée sur le rebord de la fontaine. Je ne sais pas ce qu’elle fait.

– Elle essaie peut-être de se faire bronzer, elle aussi, » répliqua-t-il, cynique.



La femme se mit à rire alors qu’il la déposait sur le sol. Elle lui lança un regard défiant. Il répondit d’un soupir.

« J’irai bien voir ce qu’il y a, si c’est ce qui te tracasse. Mais pas avant que j’aie eu la réponse que j’attends. »

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Eseld
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MessageSujet: Re: Errant comme un chien sans maître... [Émeraude]   Ven 13 Nov - 20:11



Telle une bohémienne, Eseld allait et venait au fil du temps, observant à chaque instant la vie l'environnant, prenant nouvelles des petits gens, se mêlant à la foule pavassant. Foule qui en cet après midi bien entammée ne cessée de s'épaissir. Luth sur le dos, celle ci était avant tout en quêtes de rumeurs. Kalinach ne l'avait pas accueilli depuis tant de temps déjà, qu'elle ne se désespérait pas dans trouver sous peu, dans le but premier de pimenter ses aventures. Et pour cela, rien de telle qu'une bonne impression dans la taverne : lieu où les actualités ne manquent pas.

Notamment un « couple » qui croisa son chemin, sans la regarder... une humaine … et … ce qui attira son attention... un « blanc bec » comme elle aimait à les appeler. Les, ou plutôt les Seeinaars. Curieuse, elle s'en serait bien approchée, mais ceux ci discutaient à un … un vampire ! Il y avait vraiment de tout dans Kalinach ! Citée mystérieuse aux découvertes incessantes . Voilà pourquoi Eseld était revenue. Ce grouillement lui manquait.

Elle passa son chemin, cherchant la taverne. Les rues avaient elles à ce point changées ? Pas vraiment . Aussi étrange que cela puisse paraître, Eseld était sans nul doute la Bohémienne la plus paumée de l'Histoire humaine... elle n'avait aucun sens de l'orientation. Elle chemina, s'adressa à la foule qui ne lui répondait pas... agaçant tout de même. Agaçant... ce d'autant plus qu'elle avait cru voir l'ombre d'une jeune femme la suivre, peut être celle du couple qui l'avait attiré... la suivre ? Peut être pas. Peut être qu'elle ne faisait que passer elle aussi...

Mais elle n'en démordit pas moins. Juste devant ses yeux, une jeune fille allongée. Parfait appat . Elle ne pourrait que répondre à sa question : où se trouve donc la taverne. Elle s'approcha et l'épia...

Eseld connaissait cette jeune personne, elle l'avait rencontré plus loin dans le nord des terres... elle leva les yeux au ciel : Emeraude n'était peut être pas de la citée, et dans ce cas, ne pourrait lui répondre... Elle s'assit juste à côté, ses cheveux volant sous le filet d'air. Connaissant la brutalité de la jeune fille, elle se refusa à lui balancer de l'eau en souvenir des temps passés ensemble. Elle chantonna... un air qu'Emeraude connaissait bien … celui que la jeune fille sifflait « tout le temps ».


Emeraude l'avait reconnu, pour sur, mais elle ne bougea pas. Elle ne bougea pas jusqu'à l'achévement de la chansonnette. Puis elle ouvrit les yeux, fixant Eseld. Emeraude restait calme ne bougeant pas plus que ce que son mouvement de tête réclamait.


- Bonjour gente Dame ironisa Eseld. Pourriez vous m'indiquer où puis je trouver une taverne dans les parrages... je voyage sans carte !

Emeraude se redressa enfin. Avec une acolade digne des grandes amitiées, elle lui répondit

- Dame, éventuellement, gente, jamais de la vie ! Serait ce pour devenir aussi rouge que ton vin que tu me demandes une telle information, ou pour puiser les trésors de tes savoirs sur les histoires anodine de cette Citée .


- Anodine ? Nullement ! rétorqua Eseld faussement outrée.
- Retourne sur tes pas, et prend la quatrième à gauche... j'y loge, et si cela te convient, je serai ravie de connaître ma voisine de chambrée, ce soir. Je ne t'accompagne pas, j'ai à faire...
- Je l'ai remarqué ! La sieste est la plus longue des activités ! coupa Eseld

Emeraude ne rétorqua que par le sourire qu'elle offrait à ses amis. A cette réponse, Eseld repartie en sens inverse, laissant Emeraude assise à la fontaine, couronnée du souffle léger qu'elle faisait naître, sans plus de souci, que l'interrogation posée sur le pourquoi. Pourquoi la main d'Emeraude baignait dans la fontaine, pourquoi l'avait elle sortie le court instant de leur conversation, et surtout, pourquoi était elle baumée d'une consistance médicinale. Elle regarda un instant derrière elle, Emeraude s'était réétendue... réendormie peut être, comme si de rien n'était, et la foule continuait à s'engloutir entre l'espace qui séparait les deux femmes.

En partant, elle recroisa le blanc bec. Où était donc sa Dame ?

L'absence de celle ci aurait pu donner condition à accoster les curieux personnages en discussion, mais elle ne les apostropha pas, et s'en alla comme si de rien n'était, disparaissant de la longue rue, tournant sur sa gauche, au quatrième croisement.
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Sanosaki Tjideh
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MessageSujet: Re: Errant comme un chien sans maître... [Émeraude]   Sam 21 Nov - 23:01

Décidément, le mystérieux personnage ne semblait pas vouloir répondre, et le Sseinaar en était plutôt irrité. Et sa vision qui n’avait rien d’exceptionnel, disons-le, ne lui pourrait lui fournir aucune information tant que la capuche du vampire demeurait sur la tête de son possesseur… Et Sanosaki n’avait aucun doute quant au fait qu’elle y demeurerait pour, au minimum, encore les dix prochaines heures. Il avait beau être patient, il y avait quand même des limites…



Ce fut lorsqu’il vit passer une dame fort étrange qui les dévisagea, Ena et lui, qu’il devint curieux à propos de ce dont sa consœur lui avait parlé un peu plus tôt. Il se tourna vers la fontaine, juste à temps pour voir l’accolade des deux femmes.



*Bien sûr… Elles ne pouvaient que se connaître, c’est bien évident… Elles ont même l’air de se ressembler, sur certains points… Elles doivent bien s'entendre...*



Il fit un tour sur lui-même, cherchant Ena, mais elle n’était nulle part. Un peu inquiet, il jeta un coup d’œil partout aux alentours, et tenta même de détecter son odeur, vu le manque de portée de son regard. Il vit alors la bohémienne repasser sans même se soucier du fait que le vampire et lui étaient là.



*Mais où est-ce qu’elle a encore disparu, elle ?*



Sanosaki devait l’admettre, même s’il la trouvait parfois très collante, il ne détestait pas la femme à l’épaisse chevelure brune.



*Et puis, je n’ai même pas pu lui demander ce qu’il était arrivé aux autres…*



Il décida qu’il avait passé assez de temps à l’endroit où il se trouvait, et qu’il était de toute façon temps d’aller voir un peu ailleurs dans la ville.



« Si tu veux me parler, t’auras qu’à me suivre, » fit-il sèchement à l’adresse du personnage encapuchonné, puis il partit d’un pas régulier vers la masse de personnes qui se trouvait près de la fontaine. Ses pieds posés sur le sol ne faisaient pratiquement aucun bruit, et il avançait, tel un assassin guettant sa prochaine victime, dans la nuit. Sauf que là, il n’y avait aucune victime, et c’était en plein jour. Imposant sa haute silhouette au visage de marbre et au regard de glace à la foule, qui s’écarta là où il voulait passer, il arriva près de la fontaine, pour découvrir ce qui avait tant attiré l’attention de sa consœur, car il avait déjà oublié l’explication qu’elle lui avait donné un peu plus tôt, tellement il s’en était peu soucié.



« Eh, bien, qui est-ce donc? Mais ça ne serait pas une de mes amies?, lâcha-t-il, avant de rester silencieux un moment et de continuer. Quel bel endroit pour dormir… »



Il ne put s’empêcher de lancer son ironique remarque, tournant presque le dos à la fontaine, et à celle qui était étendue dessus. Il affichait un air moitié-neutre, moitié-souriant, et ce demi-sourire ne pouvait être que cynique, moqueur.

« D’un luxe et d’un confort exceptionnel, un endroit idéal pour avoir un excellent sommeil, surtout en plein jour, lorsque les bruits abondent, tellement il y a de gens qui passent dans la rue juste à côté… »

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